L’écologie du Soi – les accompagnements d’ANIMA Coaching pour les particuliers
Pour qui ressent qu’il est temps de se repositionner… De changer quelque chose dans son emploi. Allez, disons-le : d’arrêter les conneries.
Une période de flottement professionnel, de lassitude, de doutes. Une de plus, ce n’est pas la première… Vous connaissez ? Une période qui dure parfois des années, qui se répète et à laquelle certains répondent en ajoutant une nouvelle orientation, une ligne sur le CV, un nouveau défi professionnel, un « nouveau challenge », comme on dit. Mais sans doute l’avez-vous remarqué : plus on ajoute, et plus le tout devient scabreux, illisible. Plus l’incertitude s’installe et la quête de sens devient un besoin impérieux. Alors on cherche une direction supplémentaire, un nouveau job, une reconversion qui « fasse sens« , un point d’appui suffisamment stable en espérant que, cette fois-ci, ce sera le bon.
ANIMA Coaching propose quatre accompagnements pour les professionnels traversant cette expérience.
Des accompagnements qui éclairent quatre facettes d’une même question, celle de savoir ce qui, en vous, doit perdurer et être absolument préservé pour que le reste puisse bouger, vivre.

A – L’éthique de la trajectoire – L’emploi sans se trahir
Il existe une forme de fidélité particulière, rarement nommée et encore moins identifiée, qui s’use peu à peu, au fil des postes occupés, des compromis acceptés, des « claques » professionnelles, des ambitions remisées pour plus tard, des petits coup de canif dans les idéaux. On l’appelait parfois l’intégrité professionnelle, mais ce mot reste trop abstrait pour décrire la tension constante – et croissante – entre ce que l’on accepte de faire pour gagner sa vie, et ce que l’on sait, au fond, ne plus vouloir, ni pouvoir continuer à faire sans se perdre un peu plus chaque jour et qui se traduit pas un « je n’en peux plus de tout ça ! » ou une boule au ventre le dimanche soir…
Une décision courageuse comme démissionner, tout quitter, aller voir ailleurs, entamer une reconversion professionnelle ne suffit même plus à résoudre cette tension. Elle créé un déchirement intérieur car le courage exercé dans la confusion des pensées, produit souvent une fuite qui reproduit, ailleurs, les mêmes compromis, les mêmes trahisons intimes, etc… Patatras, ça recommence. Bien sûr, la volonté d’agir reste présente, « ça ne peut plus durer !« , mais cruellement, il devient extrêmement difficile de distinguer – dans sa propre évolution – ce qui relève d’un renoncement assumé, c’est-à-dire d’un choix responsable (celui, au fond, que toute vie professionnelle impose), de ce qui relève d’une trahison de soi qu’aucun contrat professionnel ne compensera jamais : “Que suis-je en train de trahir pour réussir ?”
L’accompagnement “Éthique de la trajectoire” part de ce constat : une carrière professionnelle n’a pas besoin d’être héroïque pour être tenable, elle a surtout besoin d’être lucide. Aujourd’hui, nombreux sont les professionnels à vivre l’emploi comme :
- Une auto-commercialisation permanente : “Il faut savoir être politique dans mon entreprise !”
- Une fragmentation identitaire : “Cela fait longtemps que j’ai mis de côté mes principes, je ne me reconnais plus…”
- Une obligation de performance émotionnelle : “Je laisse les émotions à la porte du bureau !” ou “Je ne suis pas là pour me faire des amis !”
- Une adaptation stratégique continue : “Mon métier évolue vite et j’ai du mal à suivre… Et les nouveaux ont les dents qui rayent le plancher…”
Que faut-il trahir en soi pour rester désirable ? Employable ? Finançable ? Bankable ? Et quel est le prix à payer ? Celui de la dépression, du sentiment d’inutilité, du désintérêt, du dépit, de l’aquoibonnisme ? Au prix de la perte de confiance en ses capacités, ses valeurs, son identité ? Au prix du sabotage de la vie perso pour décharger toute la tension des combats professionnels ?
Ce coaching répond à une question de fond : Comment rester habitable pour soi-même tout en retrouvant une trajectoire viable, tenable… et respectueuse de son essentiel ?
Le travail consiste à cartographier précisément ce qui, dans votre histoire professionnelle, a été négocié sans trop de dommage et ce qui a été cédé de façon insidieuse ou brutale, puis à formuler, pour l’avenir, ce qui ne sera plus négociable. Il s’agit de se créer une véritable boussole de viabilité qui, une fois posée, devient une somme de repères stables au moment des décisions difficiles — accepter un poste, le refuser, négocier ses conditions, ou partir.
Il ne s’agit pas de trouver la fonction ou l’emploi parfait. Je crains qu’il n’existe pas en tant que tel, et le chercher est souvent une autre manière de fuir la question réelle. En revanche, il s’agira de pouvoir occuper un poste imparfait sans que cette imperfection vienne ronger ce qui, en vous, doit rester préservé.
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B- Sortir de l’aliénation et retrouver le plaisir de se lever chaque matin
Des jours et des jours de compromis, d’efforts, de négociations installent une fatigue sournoise. Un genre de lassitude que le repos du week-end ou même celui des vacances ne parvient pas à dissiper. Un truc mou que l’on se traîne continuellement (comme le sparadrap du capitaine Haddock !). Un épuisement qui ne s’explique pas entièrement par la charge de travail, et qui résiste à toutes les techniques de gestion du stress. Cette fatigue-là, un peu physique, est surtout existentielle, il faut bien l’admettre. Elle naît du sentiment flou — mais tenace — que ce qui est fait, jour après jour, ressemble davantage à une exécution de tâches sans fin plutôt qu’à une vie pleinement vécue, bien sympa..
Le sociologue Hartmut Rosa parle de cette expérience intime comme d’un symptôme d’aliénation. Une aliénation comprise comme une relation au monde, au travail et à soi-même, devenue froide, instrumentale, calculée, optimisée, vidée de résonance. Réussir, être reconnu, bien gagner sa vie, et pourtant… se sentir étranger à sa propre existence professionnelle, se sentir étranger à soi. Un profond décalage, un paradoxe qui déroute, parce qu’aucun échec ne le rend visible — il se loge dans l’écart entre l’accomplissement du quotidien et le ressenti en l’accomplissant : “Comment retrouver le plaisir d’exercer mon métier ?”
- Une absence de résonance : “Les journées passent vite, mais les années aussi… et ça m’inquiète. Je suis habité par un sentiment de gâchis…”
- Une perte de sens devenue ordinaire : “Le dimanche soir, j’ai déjà envie que la semaine à venir soit terminée !”
- Un étouffement progressif de l’enthousiasme : “Avant, je vivais pour les projets complexes ! Aujourd’hui, je fais des rapports et je coche des cases… Je m’ennuie beaucoup”
- Une optimisation mortifère : “Je croule sous les procédures, des process inadaptés avec lesquels j’arrange la réalité. Je contrôle tout ce que je ne sais plus faire et je passe mon temps à maquiller.”
Sortir de cette aliénation ne consiste pas à tout changer du jour au lendemain, ni à attendre une révélation qui redonnerait soudain du sens à l’ensemble. Ce serait chouette, je le reconnais, mais les choses étant ce qu’elles sont, le sens ne se décrète pas. Il se reconstruit, par fragments, en identifiant précisément les zones de sa vie professionnelle où une forme de résonance subsiste encore — même minime — et celles où elle a complètement disparu. C’est un travail de discrimination fine plutôt que de bouleversement général. Quelques grammes de finesse et de subtilité dans un monde de brutes !
Cet accompagnement explore un territoire particulier : où, dans le corps et le temps vécu, le contact avec le réel tient encore, et où il s’est complètement rompu ? La routine a-t-elle éteint l’intérêt initial, ou cet intérêt était-il déjà une illusion ? Le lien au collectif s’est-il abîmé ? Le rythme imposé par le poste correspond-il encore au rythme vivant la personne que je suis devenu, que je ressens être ? En voilà des questions profondes !
Le sociologue Hartmut Rosa (toujours lui !) parle de « stabilisation dynamique » pour décrire une société qui doit courir toujours plus vite simplement pour maintenir ses structures — le salarié hérite de cette course et s’épuise à ne pas tomber. Pour ne pas sombrer, il me faut courir, comme un hamster dans une roue. Reconnaître cette course est une première étape, encore faut-il repérer, dans sa propre semaine, les zones désertiques, fertiles, ou bruyantes, et distinguer ce qui mérite d’être préservé, diminué, ou catégoriquement refusé.
Ce travail produit un Manifeste personnel de résonance, relu et corrigé tous les trois à six mois, comme on entretient une chaudière (ou une voiture !) que l’on veut garder longtemps. Pour savoir précisément ce qui nourrit et ce qui épuise, afin de réorganiser la vie professionnelle autour de ce qui compte réellement. Il ne s’agit plus de l’optimisation de soi ni de mettre à jour « la meilleure version de soi » (quel horrible concept) mais de découvrir sa propre solidité interne, sa base, son fondement. « Le plaisir de se lever chaque matin » n’est pas un luxe sentimental, il est le lien indéfectible entre soi et sa base…
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C- L’émancipation des injonctions : Se défaire des illusions du « toujours plus »
Aucune des injonctions qui structurent une vie professionnelle ne s’annonce frontalement en disant « obéis-moi !». Elles se présentent comme des évidences, des structures intérieures qui gouvernent nos choix et notre rapport à la vie : “Il faut avancer”, “il faut produire davantage”, “sans croissance, nous sommes perdus”, “il faut être plus efficace, plus visible, plus disponible…”
Ces évidences viennent d’un peu partout à la fois, la société, notre culture, religion, géographie, famille, éducation, etc… — elles circulent, se renforcent mutuellement, et finissent par s’imposer comme la seule définition possible de la réussite. Il n’y a qu’à regarder Instagram pour s’en rendre compte ! Elles deviennent des principes auxquels beaucoup adhèrent sans avoir jamais décidé d’y adhérer. Elles vont de soi. Une obéissance à des lois que personne n’a réellement instituées et que plus personne ne questionne : “À quelles règles obéis-je sans les avoir choisies ?”
Pourtant, à la lueur de ces injonctions sociétales (et/ou entrepreneuriales), beaucoup jugent leur situation, leur capacité et leur réussite, s’enfermant alors dans une estime de soi basse et renforçant tous les mécanismes de performance (croissance continue, engagement total, optimisation sans relâche…), jusqu’à l’étouffement total. La politique du “toujours plus” (plus de résultats, plus d’efficacité, plus de dossiers traités, de marge, de volume) s’installe dans les mœurs et les pratiques professionnelles.
- Une comparaison permanente : “Quand j’observe quelqu’un de plus performant, plus rapide ou plus visible que moi, je panique et remets en question toutes mes capacités.”
- Une confusion entre valeur et performance : “Quand mes résultats baissent, j’ai l’impression de valoir moins, d’être nul. Je suis devenu un résultat, un chiffre vert ou rouge dans un tableau Excel.”
- Une incapacité à savourer : “Je passe mon temps à contrôler puis à réagir, et je ne sais plus apprécier ce que j’ai accompli, j’en oublie même les raisons pour lesquelles j’ai produit tant d’efforts.”
- Une surenchère institutionnalisée : “Il est impensable que les objectifs de l’année suivante soient inférieurs à ceux de l’année passée ! D’ailleurs, nos primes sont calculées sur les progrès.”
Malheureusement, les rejeter en bloc, d’un revers de main, ne suffira pas à s’émanciper de ces injonctions, ni basculer dans une forme de renoncement généralisé. Hannah Arendt rappelait que la liberté véritable consiste à pouvoir commencer quelque chose de nouveau au sein même des contraintes données. L’émancipation, ici, permet donc de distinguer, dans le flot des injonctions reçues, celles qui correspondent réellement à une valeur et celles qui ne sont que des automatismes hérités, jamais examinés et finalement inutiles, voire mortifères.
Cet accompagnement procède par déconstruction patiente (je n’ose pas dire subtile !) : retracer l’origine de chaque injonction qui pèse sur le quotidien professionnel, identifier à quel moment elle s’est imposée comme une évidence, puis évaluer si elle mérite encore d’organiser vos choix. Aucune garantie de liberté absolue – sans doute n’existe-t-elle pas – mais une liberté plus précise, plus adaptée et cohérente : celle de savoir exactement à quoi chacun décide d’obéir, et s’il est opportun de continuer à le faire, ou non… Révolution, quand tu nous tiens.
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D – Habiter son temps : ralentir pour retrouver le plaisir d’agir
Le temps, le temps, le temps, on ne parle plus que de cela. Le temps pour beaucoup, est devenu une chose que l’on gère, négocie, et que l’on doit à quelqu’un. “Le temps c’est de l’argent”, n’est-ce pas ? Il se compte en heures disponibles, en tâches en retard, en minutes à optimiser, en secondes parfois. Et plus la maîtrise s’intensifie avec tous nos beaux outils, et plus il nous échappe — jusqu’à ce que le repos lui-même cesse d’être un répit pour devenir une nouvelle ligne dans l’agenda, un temps à rentabiliser : “Pourquoi ai-je toujours l’impression de manquer de temps ?”
Cette panique temporelle et frénétique s’installe dans l’organisation du quotidien, mais elle s’installe aussi dans le ressenti, dans la respiration, dans l’attitude, l’impatience, l’irritabilité parfois, la réactivité exagérée, dans une vigilance permanente aussi, même au repos. Le sociologue Hartmut Rosa (maintenant, vous avez compris que sa lecture m’a transformé) montre que la modernité accélère évidemment les transports ou les outils, mais elle accélère aussi les attentes elles-mêmes, déplaçant sans cesse le seuil de ce qui paraît suffisant. Ivan Illich complète cette analyse en mentionnant que passé un certain seuil, l’optimisation cesse de tenir sa promesse et devient contre-productive — chaque minute gagnée engendrant une charge mentale beaucoup plus lourde que le temps économisé.
- Une dette permanente : “J’ai toujours l’impression d’être en retard… même quand je n’ai rien à rattraper.”
- Une vigilance qui ne désarme jamais : “Même en vacances, je ne peux pas m’empêcher de checker mes mails, je reste disponible, en alerte, toujours prêt à répondre.”
- Une rigidité croissante : “Le moindre imprévu fait s’effondrer toute ma semaine, je n’ai aucune marge de manœuvre dans mon travail.”
- Une présence fragmentée : “Je suis là, mais je prépare déjà ce qui vient après. En réunion, j’écoute et je réponds à mes e-mails en même temps.”
Cet accompagnement ne propose ni méthode de gestion du temps (ce serait un comble !), ni discipline du ralentissement. Il explore où, précisément, le temps a cessé d’être habité, l’endroit où la dette s’est installée, enkystée, où la vigilance ne désarme jamais, et où l’action a perdu son sens pour devenir simple (bête? aliénante?) exécution — répétée sans trop savoir pourquoi, sans aucun fond…
Retrouver le plaisir d’agir en produisant autrement, parfois moins, depuis un espace intime et intérieur plutôt que depuis l’horloge du marché ou la pointeuse (invisible) du travail ou même les attentes des autres. Ce travail produit un ensemble de règles non négociables fixant, pour l’avenir, les conditions d’interaction avec le flux du monde extérieur. Pour gagner du temps ? Non, évidemment non, mais le réhabiter en retrouvant — ou découvrant — sa capacité d’agir sans être continuellement poussé par l’urgence.
→ Découvrir l’accompagnement : Habiter son temps – Ralentir pour retrouver le plaisir d’agir